Maintenant, tu sais.
Il faut avouer, je ne m'en suis pas tout à fait cachée, en venant coucher ici mes allusions plus ou moins légères. Mais je n'avais pas envie de te l'annoncer, comme ça, de but en blanc, alors que tu excuses tes absences du moment par les nombreuses galères que tu traverses en ce moment. Je ne voulais pas tirer sur l'ambulance, et te nargueur, toi dans la fange de ton quotidien ingérable, moi dans les stratosphères des rencontres calines dont je ne me prive plus.
Tu dis que ça se sentait, et que tu l'avais deviné. Tu crois que mon changement d'attitude, mon refus de sombrer, ma re-prise en main en est la conséquence... Pour ma part, j'inverserais la relation de cause à effet, mais bon, tu penses tout savoir de moi et je suis peut-être aveugle, au final.
Je suis revenue. Chienne, garce, salope, tu appelleras ça comme tu voudras, je suis revenue, un point c'est tout. J'ai fait fi de mes promesses inutiles, je me suis libérée de cette emprise que je t'avais laissé prendre et à laquelle je tenais, au fond, parce qu'elle était gage de réciprocité, parce que la seule façon de m'assurer que tu n'appartienne jamais à qui que ce soit d'autre était de t'appartenir, à toi seul.
Sauf que c'est pas si simple, la vie, et que je n'appartiens qu'à moi. De la même façon que tu as refusé de m'appartenir, le jour où tu as rompu, au nom d'une priorité accordée à ta vie de famille, à ces enfants, à cette femme, que je ne connais pas mais que j'envie d'avoir su t'attacher à eux.
C'est douloureux, comme constatation. C'est fini, cette fois, et pour de bon. J'ai affranchi mon corps et mon âme de tes droits sur eux et je suis capable de vivre sans toi, de vivre sans "ça", même si je préfèrerais te garder, encore longtemps, au creu de moi. Mais je suis revenue, égale à moi-même, peut-être un peu plus mûre, peut-être un peu plus réfléchie, sans doute plus exigeante que jamais, mais je suis revenue.
Angy returns... A qui le tour ?
Papotages entre amis