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Angy returns...

SeLo jusqu'au bout des ongles...

Qui est l'ange ?

Nom ?

Ange, Angy, parfois SeLo (Serial Loveuse)...

Age ?

Pur produit des années 70, une trentenaire bien dans son temps.

Sexe ?

Féminin, à plumes blanches.

Lieu ?

Paris, la nuit...

Pourquoi ?

Parce qu'après avoir vendu mes ailes d'ange et délaissé mes cornes de démon, il fallait bien que le naturel revienne au galop... Et puis je suis trop bien, ici, au milieu de mes amis, mes miroirs, mes confidents, mes semblables :) 

 

 

Humeurs d'ange

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Trouver l'ange

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Passé noir et rose | 21 février 2007

Je me souviens de ce carnet... Tu sais, un carnet rose, avec une serrure pour éviter qu'on y mette le nez. Une serrure ouverte avec un trombone, quand j'ai perdu la clé.

J'y mettais des mots dérisoires, des idées rasoir, toutes ces choses que l'on ne dit pas, tous ces mots que l'on ne pense même pas connaître et qui viennent, comme accouchés, sous la mine d'un crayon cassé et retaillé tant de fois.

J'écrivais au crayon, comme pour garder la possibilité de m'effacer, quand les mots crachés semblaient me dépasser, et au final, je raturais au lieu de gommer, comme pour garder des preuves, collection de ratures sur des pensées mal assumées.

Je ne sais plus comment ça avait commencé, je crois que depuis toujours j'écrivais, mais des lettres que j'oubliais de poster, et au final, je m'étais mise à tout consigner dans ce carnet rose, tu sais, celui qui s'ouvre avec une clé...

Et un jour je l'ai brulé. Je l'ai coupé en miettes, avant, pour être sure de ne pas pouvoir le sauver. Avec de grands ciseaux que j'avais trouvé dans la trousse à couture de ma mère. De grands ciseaux aux lames argentées, et chaque coup de ciseau m'arrachait des larmes, mais j'avais continué, jusqu'à faire de ces mots un tas de confettis.

Je l'ai brulé, pour me bruler aussi, je l'ai brulé pour ne plus souffrir de ne pouvoir partager ces maux, et ils se sont gravés en moi, comme tatoués sur mon âme.

Et parfois quand j'écris, sur mon blog qui s'ouvre sans clé, je retrouve des expressions, des mots, des tournures de phrases qui me sautent au visage, crayonnés sur une page rose de mon carnet rose, tu sais, celui qui s'ouvre avec une clé...

Et mon blog noir est aussi sombre que la mine grasse de mon crayon double B, sauf que mon clavier n'a pas besoin d'être taillé, juste besoin d'un cyber-café pour coucher ici des mots que j'effacerai.

Et mon blog noir est parfois rose, comme les pages de ce carnet rose, tu sais, celui qui s'ouvre avec une clé...

Publié par serialloveuse à 17:55:01 dans Blanc | Commentaires (0) |

Quand la douleur... | 21 février 2007

... gache mes nuits et qu'en ouvrant les yeux, j'ai l'impression de les avoir fermés l'instant d'avant.
... me fait prendre 50 ans d'un coup et que je me déplace au ralenti, courbée par la douleur, le souffle court.
... me met de larmes dans les yeux et me rappelle que oui, je suis malade et que non, ça n'était pas un cauchemar.
... remplace la musique en moi et fait de mon corps un poids, une croix, tout aussi torturé que mon âme, au fond.

J'irais bien me blottir au fond de ma couette, l'esprit et le corps abruti des drogues dures que j'ingère à contre coeur.

Mais voilà... mais voilà...
 

Publié par serialloveuse à 11:04:45 dans Noir | Commentaires (5) |