• Eternelle paumitude

    Pendant longtemps, j'ai cru savoir où était ma place. Je me suis leurrée,  j'ai voulu y croire, penser que je maîtrisais au moins cet élément là de ma vie, mon homme, mes nains, des fondations solides. Souvent, j'ai douté, un peu, beaucoup, flirtant avec la paumitude, comme une lame de fond qui remontait plus ou moins à la surface, au gré des rencontres et des évènements.

    Aujourd'hui, la vague est devenue tempête, mes certitudes se sont écroulées, d'autres ont pris leur place. Euphorie et découragement alternent, selon les jours, selon mon état de fatigue, selon la couleur du ciel ou le sens du vent. Borderline, vous disiez ?

    Et pourtant, je vais bien. Bien mieux que jamais. Heureuse, des étoiles plein les yeux, emplie d'une sérénité nouvelle, que les doutes et les crises n'arrivent à ébrécher.

    Alors je mets le cerveau sur pause, j'attends mon heure, je temporise, je deviens raisonnable (bien trop à mon goût), et je tente de savouver. Elle est étrange, cette sensation, cette sorte de détachement, comme si je voyais ma vie (mes vies ?) défiler devant mes yeux, en permanence, spectatrice impuissante mais ravie.

    Paumitude, quand tu nous tiens...


  • Commentaires

    1
    Mardi 23 Mars 2010 à 21:03
    Patience...
    et longueur de temps font mieux que force ni que rage...
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